Journal de campagne ( semaine du 8 juillet)

Pour une Union … créative

Le mal fait par la municipalité Demailly à notre ville en 6 ans interdit à quiconque de prendre le risque d’une désunion qui ramènerait au pouvoir le même dogmatisme, la même inefficacité. Car quelque soit le nom retenu pour conduire l’équipe sortante, celle qui se présentera devant les électeurs avec la même étiquette aura les mêmes (in)capacités que la précédente.

168654657Tous les efforts doivent donc être faits pour aboutir à l’union de l’opposition et c’est en ce sens que je ne cesserai de travailler au cours des mois à venir.

Cette union commence d’abord au sein de l’UMP.

En raison des conditions dans lesquelles la Commission Nationale d’Investiture s’est déroulée, je peux considérer que sa décision ne s’impose à moi que si je le veux bien. Pour ne pas commencer à diviser mon propre camp, je prends acte de sa décision. C’est aussi dans cet état d’esprit que, très vite, j’ai rencontré Alain Gest et que nous avons commencé à définir les modalités d’un travail commun.

Reste à ce jour que cette union devrait se poursuivre avec l’UDI.

L’absence de décision de l’instance nationale de ce parti (les postulants ont toujours revendiqué cet arbitrage national pour refuser un verdict local) oblige à attendre pour envisager les modalités précises d’un accord. Quels que soient les noms et les équilibres qui sortiront de cet accord, le projet d’Amiens ville créative a vocation à servir de terreau à l’union de l’opposition pour en faire une « Union Créative » et nourrir ainsi le programme qu’elle présentera aux amiénoises et amiénois.

C’est pourquoi je continue mon travail et je poursuis mes concertations. Il est indispensable que vous y soyez associés ; je compte sur vous pour m’aider à le fortifier et à l’affiner encore dans les semaines qui viennent.

Le travail continue donc de plus bel ; faisons de l’union de l’opposition, une majorité        d’ « union créative » !

(pour regarder la version video de ce message, cliquez ici )

De Brétigny-sur-orge à Amiens

Notre pensée se tourne vers les familles brutalement endeuillées par la catastrophe de Brétigny-sur-orge ; c’est le moment de nous souvenir que nous appartenons à une même communauté au sein de laquelle les liens de solidarité sont essentiels.

La tradition ferroviaire d’Amiens et de Longueau nous y sensibilise encore plus que d’autres et nous rappelle ce que représentent pour nous tous « le chemin de fer » et la tradition cheminote.

92423435Elle nous rappelle aussi ce que représente pour beaucoup d’entre nous la disponibilité d’un mode de transport sûr et rapide qui nous permette d’aller et de venir quasiment en tout point du territoire. Dans ces circonstances, il serait trop facile de faire un raccourci entre l’insuffisance des investissements sur les lignes classiques et ce qui serait un défaut de sécurité. Il n’est plus temps non plus de crier haro sur le TGV qui aura monopolisé une grande part des investissements publics ferroviaires de ces dernières décennies mais tellement servi le développement des métropoles. Par contre, il reste qu’Amiens, comme d’autre grandes villes, souffre d’une desserte ferroviaire à la fois vieillissante et inadaptée ; plus personne ne conteste le caractère problématique de la liaison avec Paris, incapable de faire face à l’évolution de la fréquentation.

Ce sujet, nous le considérons comme essentiel pour l’avenir de notre ville, non seulement par ce que les Amiénois ont droit à un service public de qualité, mais aussi par ce que sont en jeu l’attractivité de notre métropole et donc son économie. Nous n’ignorons pas que la Région semble avoir su favoriser ce mode de déplacement en s’en faisant une priorité ; nous sommes tout autant attentifs aux orientations prises récemment par le gouvernement dont l’annonce d’investissements conséquents, notamment dans le matériel, constitue une source d’espoir.

172078832Mais tout cela reste fort éloigné de ce que nous concevons comme devant être un engagement prioritaire et inspirer une action vigoureuse ; nous entendons bien prendre là aussi notre destin en main. La future municipalité devra se saisir de ce dossier ; personne d’autre ne le fera pour elle. Une négociation est à engager avec l’ensemble des partenaires, au premier rang desquels se compte la SNCF ; cette négociation ne peut plus être le seul apanage de la Région Picardie dont les responsabilités et les intérêts ne recouvrent pas les nôtres. Notre demande repose sur un cahier des charges qui devra d’abord inclure l’infrastructure et le nécessaire accroissement de la capacité de trafic et de sa régularité. Des modifications sont à apporter aux installations, notamment au niveau de Creil, afin de permettre un accès plus fluide à la région parisienne et d’autoriser un séquençage des dessertes, au delà des heures de pointe. Le matériel, son confort notamment, constitue un second chapitre des discussions à engager; la relative proximité de Paris ne justifie pas nécessairement les conditions spartiates qui nous sont offertes aujourd’hui. Enfin, les gares et leurs aménagements, tant pour leur accessibilité qu’au plan des services offerts, constituent un autre thème de préoccupation. La Gare d’Amiens doit pouvoir accéder à son légitime statut de point d’animation et d’interconnexion urbain ; Longueau ne peut être condamnée à un second rôle et laissée sans âme et sans confort ; Saint Roch doit pouvoir renouer avec son passé de seconde gare urbaine desservant l’Ouest amiénois.

Benoît Mercuzot