Les promesses de 2008 en matière de développement économique: simple mensonge ou imposture ?

Au moment où se termine un mandat municipal, les sortants dressent le bilan de leur action. Rien de plus normal et l’équipe Demailly/Bonté n’échappe pas à la règle.

Tout observateur relèvera que le bilan n’est pas très glorieux pour ne pas dire qu’il est catastrophique.
Le développement économique, compétence-phare de la Métropole, y participe grandement.

155095636Que pouvait-on lire sous cette rubrique en 2008, sous la signature de Gilles Demailly ?

« L’avenir d’Amiens ne se fera pas sans industries. Il faut sauver les sites de production de Goodyear … Il faut renouer le dialogue avec les chefs d’entreprises et les syndicats …. »

Dès juin 2008, la fameuse banderole de soutien « aux » Goodyear sur les murs de l’Hôtel de Ville en dit long sur le dialogue instauré … Tout autant que l’aveu de Gilles Demailly devant la Commission d’enquête parlementaire selon lequel il n’a jamais visité l’usine Goodyear … Peut-être une des raisons pour lesquelles, contrairement aux rodomontades de 2008, il n’a pas été possible de sauver Goodyear.

« Nous voulons faire émerger des filières économiques nouvelles … productions végétales … bio-matériaux … santé … économie sociale et solidaire … »

L’énumération parle d’elle-même. On serait bien en peine de trouver une filière nouvelle sur l’un de ces domaines.

« La conversion écologique de la ville et le développement d’un habitat à haute performance énergétique stimuleront l’apparition de nouveaux métiers de l’artisanat et du bâtiment »

171264443 (1)Aujourd’hui, les artisans du bâtiment sont bien en peine pour trouver du travail et la Ville n’a rien fait, absolument rien pour aider à l’apparition de ces nouveaux métiers. Elle n’est même pas présente aux côtés de la Fédération du BTP de la Somme pour soutenir son projet VillAvenir® Amiens, pourtant très exactement dans la ligne des promesses de 2008. Une autre illustration de ce que cette équipe n’a jamais rien su réaliser !

« Nous valoriserons une agriculture respectueuse de l’environnement pour assurer une meilleure qualité des produits … »

A l’image de ce qui n’a pas été fait pour les cantines scolaires. Après plusieurs années d’atermoiements, les repas sont préparés par du personnel municipal. La belle affaire ! En toute urgence, un contrat a été signé avec l’ancien délégataire pour qu’il fournisse la nourriture nécessaire à la préparation des repas. Les circuits courts, c’est pas pour maintenant ! Tant pis pour les enfants et pour les producteurs ….

Tant de promesses et une action tellement contraire, c’est plus qu’un mensonge, c’est bel et bien une imposture !

Benoît Mercuzot