L’Union créative

Merci aux 120 personnes qui, à l’invitation d’ « Amiens, Ville créative », sont venues « toucher du doigt » ce qu’était l’union.


Capture d’écran 2013-09-16 à 15.54.33Il ne s’agissait pas à proprement parler d’une réunion politique: on y a déjeuné, on y a admiré des danseuses de Flamenco et surtout, on a beaucoup parlé entre personnes passionnées par le devenir d’Amiens et de sa Métropole.

Pas de longs discours, juste des mots de bienvenue et d’amitié et des échanges à bâtons rompus.
Des échanges qui ont respecté chacun et qui ont montré au bout du compte que l’union était un combat:
Capture d’écran 2013-09-16 à 17.59.44Un combat contre les aventures personnelles, toujours tentantes mais jamais gagnantes.
Un combat contre les malentendus.
Ces échanges ont également montré que l’union pouvait être « créative »:
Afin d’optimiser la richesse que les uns et les autres représentent pour notre ville, vous pouvez désormais adresser vos idées et/ou propositions d’action à l’adresse suivante:
114516170Petites ou grandes actions, qu’elles concernent l’économie, le sport, le bien vivre ensemble, la culture ou … les bordures de trottoirs, vos propositions seront les bienvenues.
Elles seront ensuite publiées sur le site « Amiens, Ville créative » ce qui permettra à chacun de réagir, de rectifier, de tempérer et d’enrichir la proposition initiale.
L’ Union est en marche, son projet également: REJOIGNEZ-LES
Benoît Mercuzot

L’innovation doit être au coeur de la politique locale visant à favoriser la création d’emplois.

L’innovation ne vise pas seulement l’innovation technique et technologique. Celle-ci est nécessaire pour créer de nouvelles filières mais elle ne saurait constituer l’unique pilier du développement économique. L’innovation doit donc être aussi une méthode qui permet de regarder avec un regard neuf un secteur d’activité déjà existant.

Il en va ainsi de l’économie sociale, sanitaire et solidaire.

177223102A ce jour, celle-ci pèse lourd puisqu’elle représente 10 % du PIB national et 2,4 millions de salariés. Mais ces chiffres sont en trompe-l’oeil. Ils incluent en effet les chiffres des secteurs mutualistes (santé et banque) et sans eux, l’économie sociale et solidaire apparaît trop souvent comme une « sous-économie »: des activités à peine lucratives (c’est-à-dire à peine autonomes économiquement) situées à la marge du secteur marchand et capitalistique traditionnel servant au mieux de « sas » aux exclus du travail privé et public. Mais dans une période de crise économique, le « sas » se transforme trop souvent en nasse qui ne cesse de grossir faute de pouvoir s’ouvrir sur des emplois de l’économie « classique », de plus en plus en rares. Faut-il accepter cette sorte de fatalisme qui renvoie l’économie sociale et solidaire à la marge du système économique ? Faut-il laisser passer une chance d’offrir de nouveaux services dans des conditions qui les rendent accessibles au plus grand nombre ? Faut-il renoncer à créer des emplois qui font encore défaut aujourd’hui ? « Amiens, Ville créative » veut croire que non.

Ce fatalisme peut être écarté à condition de replacer l’économie sociale et solidaire dans la perspective des besoins nouveaux qui se font jour au fur et à mesure que notre système économique actuel montre ses limites. L’économie sociale et solidaire ne peut pas tout mais elle offre une opportunité. Ces besoins nouveaux qui concernent des activités tantôt nouvelles, tantôt anciennes sont nombreux.

Ils concernent les métiers de « l’éco-construction », les « services aux personnes », les énergies renouvelables, les circuits-courts alimentaires ou encore dans une politique de reconquête et d’embellissement des espaces publics, les métiers du paysage.

170882895Dans le cadre d’un Pacte Local pour l’Emploi, il revient à la collectivité d’aider ces activités à se structurer et à trouver leur équilibre économique. Pour cela, la Collectivité pourrait créer un fonds public/privé destiné à financer des projets qu’elle aurait sélectionnés après un appel à propositions sur des thématiques déterminées. La Collectivité pourrait elle-même trouver des aides auprès des services de l’Etat qui tendent à développer ce modèle économique. Et les porteurs de projets pourraient également bénéficier de formations leur permettant de diriger leur entreprise: car tout en étant sociales et solidaires ces entreprises ont besoin de trouver leur équilibre économique de façon autonome.

Des exemples nombreux prouvent que cette stratégie peut à terme être créatrice d’emploi:

– Pôle Sud Archer a relancé un atelier de production d’une gamme de chaussures éthiques à Romans en valorisant les matières premières et savoir-faire locaux et créant de nouveaux emplois dans une filière industrielle historique du territoire

– Eoliennes en Pays de Vilaine développe le premier parc éolien citoyen à Béganne en mobilisant l’épargne locale de plus 700 particuliers (soit 1,8 millions d’Euros).

– Culture et Coopération est un regroupement d’une vingtaine de structures des arts et de la culture qui coopèrent depuis 2005 pour animer la vie culturelle à Saint-Etienne: animation du principal équipement dédié aux musiques actuelles, reprise du cinéma Le France en SCIC…

L’économie sociale et solidaire peut ailleurs en France être un vrai levier de développement économique. Pourquoi pas à Amiens si les élus savent orienter les acteurs économiques, leur donner les outils nécessaires et aider à solidifier les structures d’ores et déjà existantes ?

Benoît Mercuzot

L’invitation pour le 14…

Chers amis,

Je vous confirme l’invitation à nous rencontrer le samedi 14 septembre prochain à 12.00 à la salle des fêtes de Saleux.
175544369Cette réunion conviviale, organisée autour d’un buffet espagnol, a pour objet de nous permettre d’échanger très librement sur l’Union des forces d’opposition locale et sur la place et le rôle que doit y prendre « Amiens, Ville créative ».
Brigitte Fouré et Alain Gest ont confirmé leur présence. Olivier Jardé et Hubert de Jenlis seront également les bienvenus.
Afin d’organiser au mieux cette rencontre, je souhaite que vous puissiez dans les meilleurs délais indiquer votre présence et le nombre de personnes qui vous accompagneront en répondant à ce mail (amiens.creative@gmail.com).
La participation demandée sera de 15 euros par personne.
Je compte sur votre présence à ce moment qui doit être riche de nos expériences et de nos différences.
Très amicalement
Benoît MERCUZOT 

Et si l’on parlait…des bons sujets?

Depuis l’annonce de l’accord passé entre Brigitte Fouré et Alain Gest, ceux auxquels cet accord ne convient pas, ne cessent de parler d’intérêts partisans, de procédures de désignation, de dissociation des fonctions de Maire et de Président … autant de questions qui n’intéressent que très peu les amiénois.

103366645Les intérêts respectifs de l’UDI et de l’UMP laissent indifférents les électeurs, c’est peu de le dire. D’ailleurs, combien d’entre eux sont-ils adhérents de ces partis: quelques centaines tout au plus. Et parmi les adhérents, combien se soucient de savoir si l’accord local passé convient à JL. Borloo ou/et à JF Coppé ? On doit pouvoir les compter sur les doigts d’une main.

Il en va de même des procédures de désignation … dès lors que les amiénois en sont écartés. A trop marteler que seules les instances nationales sont compétentes pour faire le choix du candidat UDI, les électeurs pourraient même se dire que décidément « le local » compte vraiment très peu et en garder quelque amertume. L’amertume pourrait être d’autant plus grande que le seul élément local que les instances nationales acceptent a priori d’entendre est le résultat des sondages faits auprès des amiénois. Or, il ne fait aucun doute que Brigitte Fouré en ressort comme la personnalité la mieux à même de mener une liste victorieuse. Ce sont les amiénois qui le disent. Il serait donc un comble que le peu de parole qui leur ait été donné ne soit pas écouté !

Quant à la dissociation des fonctions de Maire et de Président, elle peut surprendre ceux qui pensent qu’elle n’est pas inscrite dans le patrimoine d’Amiens … en oubliant qu’elle a été pratiquée de 2002 à 2007. Le fait que le Maire ne soit pas Président de la Métropole ne lui enlève rien de sa prééminence symbolique et réelle: il est choisi par les amiénois. Il sera pleinement le Maire d’Amiens en même temps qu’il sera un Maire très écouté de la Métropole. Des éléments autant techniques que politiques en attestent. Cette dissociation annoncée ne représente en rien un péril et elle atteste d’un respect des électeurs qui voteront en toute connaissance de cause plutôt que d’être mis, après leur vote, devant le fait accompli.

Si l’on veut bien se mettre à parler des bons sujets, il faut désormais parler du projet.

J’ai choisi avec ceux qui m’ont accompagné dans « Amiens, Ville créative » de proposer sept thèmes qui me semblent essentiels:
200570995-001– Une nouvelle façon de faire la Ville
– Une stratégie innovante pour l’emploi
– Une nouvelle dynamique culturelle et éducative
– Manager la transition vers l’écomobilité
– Le Droit à la ville « sociale et solidaire »
– Vivre en ville en bonne santé
– La région est capitale

Ils sont mis au service de l’ensemble de l’opposition: ils doivent être débattus, questionnés, enrichis … pour participer au programme que la liste d’union présentera aux amiénoises et aux amiénois.

Et si, comme l’est la très grande majorité des amiénois, vous êtes intéressés par ces bons sujets et que vous souhaitez apporter votre pierre à l’édifice, je vous invite à nous rejoindre dans l’Union de l’opposition. Le travail est immense, il est exaltant. Rejoignez-nous !

Benoît Mercuzot