Les promesses de 2008 en matière de développement économique: simple mensonge ou imposture ?

Au moment où se termine un mandat municipal, les sortants dressent le bilan de leur action. Rien de plus normal et l’équipe Demailly/Bonté n’échappe pas à la règle.

Tout observateur relèvera que le bilan n’est pas très glorieux pour ne pas dire qu’il est catastrophique.
Le développement économique, compétence-phare de la Métropole, y participe grandement.

155095636Que pouvait-on lire sous cette rubrique en 2008, sous la signature de Gilles Demailly ?

« L’avenir d’Amiens ne se fera pas sans industries. Il faut sauver les sites de production de Goodyear … Il faut renouer le dialogue avec les chefs d’entreprises et les syndicats …. »

Dès juin 2008, la fameuse banderole de soutien « aux » Goodyear sur les murs de l’Hôtel de Ville en dit long sur le dialogue instauré … Tout autant que l’aveu de Gilles Demailly devant la Commission d’enquête parlementaire selon lequel il n’a jamais visité l’usine Goodyear … Peut-être une des raisons pour lesquelles, contrairement aux rodomontades de 2008, il n’a pas été possible de sauver Goodyear.

« Nous voulons faire émerger des filières économiques nouvelles … productions végétales … bio-matériaux … santé … économie sociale et solidaire … »

L’énumération parle d’elle-même. On serait bien en peine de trouver une filière nouvelle sur l’un de ces domaines.

« La conversion écologique de la ville et le développement d’un habitat à haute performance énergétique stimuleront l’apparition de nouveaux métiers de l’artisanat et du bâtiment »

171264443 (1)Aujourd’hui, les artisans du bâtiment sont bien en peine pour trouver du travail et la Ville n’a rien fait, absolument rien pour aider à l’apparition de ces nouveaux métiers. Elle n’est même pas présente aux côtés de la Fédération du BTP de la Somme pour soutenir son projet VillAvenir® Amiens, pourtant très exactement dans la ligne des promesses de 2008. Une autre illustration de ce que cette équipe n’a jamais rien su réaliser !

« Nous valoriserons une agriculture respectueuse de l’environnement pour assurer une meilleure qualité des produits … »

A l’image de ce qui n’a pas été fait pour les cantines scolaires. Après plusieurs années d’atermoiements, les repas sont préparés par du personnel municipal. La belle affaire ! En toute urgence, un contrat a été signé avec l’ancien délégataire pour qu’il fournisse la nourriture nécessaire à la préparation des repas. Les circuits courts, c’est pas pour maintenant ! Tant pis pour les enfants et pour les producteurs ….

Tant de promesses et une action tellement contraire, c’est plus qu’un mensonge, c’est bel et bien une imposture !

Benoît Mercuzot

Le Vivre ensemble, valeur sûre de « Rassemblés pour agir »

« Monsieur l’historien, qu’entendez-vous par votre proposition de création d’une brigade canine? ». Anodine cette question d’une participante qui se présente comme Conseillère Principale d’Education…pas tant que cela. Elle fait écho à tous ceux qui s’attendaient à un discours ultra-sécuritaire lors de la réunion publique de Brigitte Fouré, tête de liste « Rassemblés pour Agir », salle Dewailly mercredi soir. Mal leur en a pris. Car si Brigitte Fouré ne réfute pas, bien au contraire, le droit à la sécurité, droit républicain, elle a décidé de mettre cette deuxième réunion sous le signe du « vivre ensemble ».

Rapporteur du groupe de travail sur le programme municipal, auquel participent activement des représentants d' »Amiens ville créative »,  Jean-Marc Albert, universitaire Capture d’écran 2013-11-25 à 21.55.05proche d’Alain Gest, a décliné la politique de tranquillité que Brigitte Fouré, élue maire, entend insuffler à Amiens. « Il faut changer le regard sur notre ville » Etre en première ligne, inscrire notre action dans la durée, travailler ensemble en réseaux. C’est un véritable changement de cap que les élus de « Rassemblés pour Agir » entendent mettre en place, après un audit des actions de prévention et dissuasion mis en place par la majorité sortante. Si la Zone de Sécurité Prioritaire (ZSP) porte ses fruits, Emilie Thérouin adjointe chargée de la sécurité a mis du temps avant de comprendre que la sécurité est une demande des habitants, préférant aborder ce sujet sous l’angle idéologique en début de mandat. Pour Jean-Marc Albert , c’est dès le début de la mandature qu’il faudra répondre à l’attente des habitants: » une ville où la tranquillité publique est gage d’une qualité de vie retrouvée ».

LA PREVENTION AFFAIRE DE CHACUN

Premier volet de cette politique, la prévention, affaire de chacun, tient un rôle fondamental. Elle vise à favoriser la responsabilité et l’autorité parentale, la médiation, la réussite éducative et l’insertion des jeunes: « La sécurité de chacun nécessite un travail en amont avec tous les acteurs de la cité. De l’amélioration de l’éclairage public au dialogue, de la diversité des approches selon les quartier à l’élaboration d’une politique éducative et sociale ambitieuse, c’est avec le concours des familles, des responsables politiques et associatifs, de la police que nous pourrions aider à rendre notre cadre de vie plus serein et plus propice au vouloir de vivre ensemble », indique le rapport de synthèse. Face aux incivilités, premières marches vers la délinquance, Jean-Marc Albert préconise la création d’un « carrefour des parents » où pourront être abordés les problèmes d’autorité et de responsabilité parentale avec l’aide de médecins, psychologues, acteurs socio-éducatifs et parents référents. Cette politique s’accompagne par le retour des adjoints de quartier ou adjoints de proximité, lien nécessaire entre les élus et la population. Pour autant Jean-Marc Albert avertit: tolérance zéro. « Une sanction pour chaque délit et verbalisation systématique des contrevenants auteurs de troubles ». Autre proposition forte: la création d’un conseil pour les droits et devoirs des familles qui convoquera les parents dès enfants posant des problèmes pour les alerter. Enfin Jean-Marc Albert souhaite établir le dispositif  » voisin vigilant » afin de briser l’isolement des personnes les plus fragiles, les personnes âgées en premier lieu tout autant que de prévenir les délits et cambriolages.

AMIENS VILLE SÛRE

« Nous envisageons de renforcer les effectifs de la police municipale » a, d’emblée annoncé Jean-Marc Albert. Mesure qui s’accompagne par une redéfinition de ses missions avec un soutien total et entier du maire. Ainsi les policiers municipaux pourraient être amenés à intervenir dans les transports collectifs au niveau métropolitain. L’instauration d’une brigade canine est proposée afin d’intervenir dans des situations délicates et de rassurer les riverains lors de grands rassemblements. En matière de vidéo protection, Jean-Marc Albert préconise une modernisation avec un système étendu aux bailleurs sociaux et aux transports. Un centre de Sécurité Amiénois transmettra ses images à la Police Nationale. C’est le signe d’un véritable partenariat avec la police nationale et la justice.

L’impôt de trop ? A tout le moins, l’impôt en trop !

De toute évidence, les citoyens que nous sommes en avons assez les uns et les autres de voir la facture fiscale s’alourdir sans qu’un résultat tangible ne soit à portée de main. L’action publique, bien sûr, il en faut, nous en sommes tous persuadés, mais pas n’importe comment et pas au point de remettre en cause les activités privées, créatrices de richesse et d’emplois.

81896425Ce qui est vrai au niveau national ne l’est pas moins au niveau local.

Et au niveau local, l’augmentation brutale de la Contribution des entreprises (CFE) acquitée par les petites unités économiques (entre 100 et 250 000 euros de chiffre d’affaires), pourrait être la goutte d’eau …

Certes, les entreprises ne paient plus cet « impôt imbécile » qu’était la taxe professionnelle et du coup, l’impôt a été reporté avec d’autres modes de calcul sur l’ensemble des opérateurs économiques et même sur ceux qui étaient jusque là épargnés. Certes encore, l’augmentation brutale de le CFE ne concerne qu’une petite partie des entreprises et elle résulte sans doute plus d’une erreur d’appréciation des conséquences d’une délibération technique que d’une volonté d’assommer les petits entrepreneurs.

Il n’empêche: l’augmentation est bien là, l’erreur a bien été commise ! Et plutôt que de chercher dans la suppression de la taxe professionnelle, c’est-à-dire « chez les autres », la cause de cette augmentation, l’élu en charge des finances de la Métropole et de la Ville serait mieux inspiré de reconnaitre son erreur, de s’en excuser d’abord et de tenter de la réparer ensuite.

Mais ces excuses ne viendront pas pour deux raisons au moins:

La majorité sortante ne pense pas, au fond d’elle même, que l’impôt ne doit être prélevé qu’avec précaution et discernement. Non, pour elle, l’impôt est l’argent des autres, quelquefois même l’argent des « riches » que l’on peut donc aller chercher sans scrupule ni retenue. La preuve ?

136494921 (1)En 2011, et malgré les promesses du Maire/Président qui ne se représente pas, elle a voté une augmentation des impôts de 8 millions d’euros. 8 millions d’euros auxquels chacun des ménages, chacune des entreprises de la Métropole ont contribué. Pour faire quoi ? Développer l’économie ? rendre Amiens visible de l’extérieur de la Picardie ? Développer le réseau de fibre optique ? Rien de tout cela.
Plutôt que d’investir dans l’enseignement, la majorité s’est contentée d’investir dans les murs de la Citadelle qui certes accueilleront l’Université, mais pas mieux, pas moins bien qu’elle n’est aujourd’hui accueillie au Campus.
Plutôt que d’investir dans les modes de déplacements du futur, elle s’apprête à investir lourdement dans un mode de déplacement lourd qui risque fort de se montrer inadapté à nos besoins. La majorité sortante se conduit sur ce sujet comme si, à la tête d’un territoire en retard en matière de télécommunication, elle investissait dans le téléphone filaire plutôt que de passer directement au téléphone cellulaire !
Et parce qu’elle ne veut pas admettre que son entêtement entraînera des impôts nouveaux, elle n’hésite pas à mentir de manière éhontée (voir le bilan de la concertation dont le JDA de cette semaine donne un écho très partial) et à prétendre qu’aucune augmentation de la fiscalité des ménages n’est à craindre. C’est évidemment faux puisqu’un déficit du budget transport devrait être comblé par le budget général, donc par les impôts … des ménages.

185005105Et quoi qu’il en soit, le tramway devrait être financé par une augmentation, revendiquée celle-ci, du Versement Transport payé par les administrations et les entreprises. Mais pour la majorité sortante, faire payer les entreprises, c’est faire payer les riches. Sa vision du monde économique est à ce point archaïque que l’entrepreneur n’est pas un créateur de richesses et d’emplois. Non, elle le voit plutôt comme un profiteur qui s’enrichit sur le dos des salariés, de l’Etat et qu’il est donc juste de taxer aussi lourdement que possible.
La majorité sortante refuse de voir qu’un artisan, un commerçant travaille souvent plus de 12 heures par jour, six jours par semaine et que dans bien des cas, sa rémunération ne dépasse pas 1500 euros par mois. Elle ne sait pas, car elle refuse de voir, que dans la situation économique d’aujourd’hui, nombre de ces petits artisans et commerçants ne sont même plus en situation de se verser un salaire.

Dans ces conditions, oui vraiment, voir sa feuille d’imposition augmenter de 1 000 euros, cela vaut des excuses.
Cela vaut que la Collectivité réfléchisse à la manière de rectifier son erreur.
Cela vaut que les élus réfléchissent à deux fois avant de lancer des investissements.
Cela vaut en tout cas que les électeurs adressent une sanction à la majorité sortante qui ne veut rien entendre du sentiment de découragement qui frappe aujourd’hui le contribuable.

Benoît Mercuzot

Thierry Bonté, candidat du bilan

C’est donc chose faite, la majorité sortante a choisi son candidat.
Ou plutôt, la réalité oblige à considérer qu’une poignée de militants socialistes a choisi le candidat de la majorité sortante.
La seule chose incontestable dans ces deux affirmations et qui ne mérite aucune sorte de nuance, c’est que Thierry Bonté porte bien les couleurs de l’équipe sortante.
173798643Rien de plus naturel au fond pour celui qui depuis 2008, a toujours été vice-président de la Métropole, a toujours voté et défendu les choix (ou les non-choix) opérés par l’équipe à laquelle il appartenait.
Mais il a fait plus qu’être le soutien de la politique voulue par la majorité sortante, il a même fait plus encore qu’en être un pilier.
Il l’incarne au plus haut point. Tellement que sa parole d’élu et son (in)action  en portent toutes les caractéristiques.
Sa parole n’est jamais avare. Un peu monocorde, elle ne soulève pas la passion et tente d’emprunter les habits de la raison et de la sincérité. Bien mal avisé serait celui qui s’y laisserait prendre !
Un exemple très récent en est donné par le bilan de la concertation sur le tramway. Dans la présentation qu’il en a faite lors du conseil métropolitain de jeudi, le candidat vice-président a indiqué que cette concertation avait permis de « partager les connaissances » sur un dossier dont on peut reconnaître sans difficulté qu’il est techniquement et stratégiquement complexe.
On pourrait y voir une forme d’humilité si ce « partage de connaissances » était à double sens: de l’élu vers le public, et du public vers l’élu.
Il n’en est rien. Ce « partage de connaissances » n’est que l’expression de la condescendance de l’élu qui accepte du haut de sa grandeur à « partager les connaissances » et qui fait mine d’écouter les interrogations des administrés, en les écartant d’un revers de la main, pour ne pas les entendre.
185221898Chacun sait bien que l’une des craintes actuelles est de voir augmenter les impôts et que le tramway porte en lui même ce risque. La collectivité pourra-t-elle supporter le coût de cet investissement? Le coût actuellement annoncé est-il bien le coût réel ?
Plutôt que de répondre par des projections de budget, le bilan de la concertation élude « par le bas » la question: « Impact sur le budget des ménages: Aucun. Le tramway sera financé par le budget annexe transport, dont les ressources sont spécifiques à ce budget. Ce budget n’est pas alimenté par la fiscalité des ménages. Le tramway n’en occasionnera donc pas une augmentation. » C’est tout simplement faire l’impasse sur le fait que si le budget Transport ne peut assurer son équilibre, c’est le budget général donc les impôts des ménages qui seront appelés à la rescousse !
Le politique, guidé par une idéologie, s’appuie sur les techniciens pour mieux ignorer les interrogations légitimes des citoyens.
Son (in)action d’élu mérite de devenir légendaire tellement elle est criante et revendiquée par le candidat lui-même.
Dans son Conseil du 22 octobre 2009, Amiens-Métropole décide de confier la gestion de Mégacité à une société privée alors qu’elle était jusque-là assurée par Sagacom, une société d’économie mixte dont Amiens et Amiens -Métropole sont les actionnaires majoritaires. Pour justifier son choix, la Collectivité s’appuie sur l’analyse de la candidature dont elle estime qu’elle est tellement mauvaise qu’ « on en arrive à douter des compétences du candidat ou même de ses intentions à l’égard de la collectivité » (sic). La Collectivité dénigre la candidature de sa propre société pourtant dirigée par l’un de ses vice-présidents, Thierry Bonté. Assume-t-il la responsabilité de cet échec, lui qui dirigeait la société ? Pas du tout. Il commence par dire  » … qu’il y a des majorités, des votes à l’unanimité, des commissaires aux comptes, des experts comptables et qu’il faut être présent dans les conseils d’administration ». A le lire, la présence des élus est prévue par les textes mais c’est un exercice obligé et ce sont les autres qui prennent les décisions. 172206811Mais il va plus loin encore: « J’ai joué un rôle d’accompagnement. A aucun moment je n’ai participé aux négociations relatives au renouvellement de cette DSP. Je l’ai d’ailleurs fait volontairement et à la demande du président d’Amiens Métropole  … ».
Voilà bien un élu qui assume son (in)action: si la candidature de la société dont il était le dirigeant a été mauvaise, c’est de la faute des autres et d’ailleurs, s’il s’est tenu à l’écart de ce dossier pourtant vital pour la société, ce n’est pas tant de son propre chef mais à la demande du Président lui-même !
Thierry Bonté est donc l’incarnation même du bilan de cette majorité sortante … qu’il nous faut définitivement sortir en mars prochain !
Benoît Mercuzot

 

 

L’Union créative

Merci aux 120 personnes qui, à l’invitation d’ « Amiens, Ville créative », sont venues « toucher du doigt » ce qu’était l’union.


Capture d’écran 2013-09-16 à 15.54.33Il ne s’agissait pas à proprement parler d’une réunion politique: on y a déjeuné, on y a admiré des danseuses de Flamenco et surtout, on a beaucoup parlé entre personnes passionnées par le devenir d’Amiens et de sa Métropole.

Pas de longs discours, juste des mots de bienvenue et d’amitié et des échanges à bâtons rompus.
Des échanges qui ont respecté chacun et qui ont montré au bout du compte que l’union était un combat:
Capture d’écran 2013-09-16 à 17.59.44Un combat contre les aventures personnelles, toujours tentantes mais jamais gagnantes.
Un combat contre les malentendus.
Ces échanges ont également montré que l’union pouvait être « créative »:
Afin d’optimiser la richesse que les uns et les autres représentent pour notre ville, vous pouvez désormais adresser vos idées et/ou propositions d’action à l’adresse suivante:
114516170Petites ou grandes actions, qu’elles concernent l’économie, le sport, le bien vivre ensemble, la culture ou … les bordures de trottoirs, vos propositions seront les bienvenues.
Elles seront ensuite publiées sur le site « Amiens, Ville créative » ce qui permettra à chacun de réagir, de rectifier, de tempérer et d’enrichir la proposition initiale.
L’ Union est en marche, son projet également: REJOIGNEZ-LES
Benoît Mercuzot

L’innovation doit être au coeur de la politique locale visant à favoriser la création d’emplois.

L’innovation ne vise pas seulement l’innovation technique et technologique. Celle-ci est nécessaire pour créer de nouvelles filières mais elle ne saurait constituer l’unique pilier du développement économique. L’innovation doit donc être aussi une méthode qui permet de regarder avec un regard neuf un secteur d’activité déjà existant.

Il en va ainsi de l’économie sociale, sanitaire et solidaire.

177223102A ce jour, celle-ci pèse lourd puisqu’elle représente 10 % du PIB national et 2,4 millions de salariés. Mais ces chiffres sont en trompe-l’oeil. Ils incluent en effet les chiffres des secteurs mutualistes (santé et banque) et sans eux, l’économie sociale et solidaire apparaît trop souvent comme une « sous-économie »: des activités à peine lucratives (c’est-à-dire à peine autonomes économiquement) situées à la marge du secteur marchand et capitalistique traditionnel servant au mieux de « sas » aux exclus du travail privé et public. Mais dans une période de crise économique, le « sas » se transforme trop souvent en nasse qui ne cesse de grossir faute de pouvoir s’ouvrir sur des emplois de l’économie « classique », de plus en plus en rares. Faut-il accepter cette sorte de fatalisme qui renvoie l’économie sociale et solidaire à la marge du système économique ? Faut-il laisser passer une chance d’offrir de nouveaux services dans des conditions qui les rendent accessibles au plus grand nombre ? Faut-il renoncer à créer des emplois qui font encore défaut aujourd’hui ? « Amiens, Ville créative » veut croire que non.

Ce fatalisme peut être écarté à condition de replacer l’économie sociale et solidaire dans la perspective des besoins nouveaux qui se font jour au fur et à mesure que notre système économique actuel montre ses limites. L’économie sociale et solidaire ne peut pas tout mais elle offre une opportunité. Ces besoins nouveaux qui concernent des activités tantôt nouvelles, tantôt anciennes sont nombreux.

Ils concernent les métiers de « l’éco-construction », les « services aux personnes », les énergies renouvelables, les circuits-courts alimentaires ou encore dans une politique de reconquête et d’embellissement des espaces publics, les métiers du paysage.

170882895Dans le cadre d’un Pacte Local pour l’Emploi, il revient à la collectivité d’aider ces activités à se structurer et à trouver leur équilibre économique. Pour cela, la Collectivité pourrait créer un fonds public/privé destiné à financer des projets qu’elle aurait sélectionnés après un appel à propositions sur des thématiques déterminées. La Collectivité pourrait elle-même trouver des aides auprès des services de l’Etat qui tendent à développer ce modèle économique. Et les porteurs de projets pourraient également bénéficier de formations leur permettant de diriger leur entreprise: car tout en étant sociales et solidaires ces entreprises ont besoin de trouver leur équilibre économique de façon autonome.

Des exemples nombreux prouvent que cette stratégie peut à terme être créatrice d’emploi:

– Pôle Sud Archer a relancé un atelier de production d’une gamme de chaussures éthiques à Romans en valorisant les matières premières et savoir-faire locaux et créant de nouveaux emplois dans une filière industrielle historique du territoire

– Eoliennes en Pays de Vilaine développe le premier parc éolien citoyen à Béganne en mobilisant l’épargne locale de plus 700 particuliers (soit 1,8 millions d’Euros).

– Culture et Coopération est un regroupement d’une vingtaine de structures des arts et de la culture qui coopèrent depuis 2005 pour animer la vie culturelle à Saint-Etienne: animation du principal équipement dédié aux musiques actuelles, reprise du cinéma Le France en SCIC…

L’économie sociale et solidaire peut ailleurs en France être un vrai levier de développement économique. Pourquoi pas à Amiens si les élus savent orienter les acteurs économiques, leur donner les outils nécessaires et aider à solidifier les structures d’ores et déjà existantes ?

Benoît Mercuzot

L’invitation pour le 14…

Chers amis,

Je vous confirme l’invitation à nous rencontrer le samedi 14 septembre prochain à 12.00 à la salle des fêtes de Saleux.
175544369Cette réunion conviviale, organisée autour d’un buffet espagnol, a pour objet de nous permettre d’échanger très librement sur l’Union des forces d’opposition locale et sur la place et le rôle que doit y prendre « Amiens, Ville créative ».
Brigitte Fouré et Alain Gest ont confirmé leur présence. Olivier Jardé et Hubert de Jenlis seront également les bienvenus.
Afin d’organiser au mieux cette rencontre, je souhaite que vous puissiez dans les meilleurs délais indiquer votre présence et le nombre de personnes qui vous accompagneront en répondant à ce mail (amiens.creative@gmail.com).
La participation demandée sera de 15 euros par personne.
Je compte sur votre présence à ce moment qui doit être riche de nos expériences et de nos différences.
Très amicalement
Benoît MERCUZOT 

Et si l’on parlait…des bons sujets?

Depuis l’annonce de l’accord passé entre Brigitte Fouré et Alain Gest, ceux auxquels cet accord ne convient pas, ne cessent de parler d’intérêts partisans, de procédures de désignation, de dissociation des fonctions de Maire et de Président … autant de questions qui n’intéressent que très peu les amiénois.

103366645Les intérêts respectifs de l’UDI et de l’UMP laissent indifférents les électeurs, c’est peu de le dire. D’ailleurs, combien d’entre eux sont-ils adhérents de ces partis: quelques centaines tout au plus. Et parmi les adhérents, combien se soucient de savoir si l’accord local passé convient à JL. Borloo ou/et à JF Coppé ? On doit pouvoir les compter sur les doigts d’une main.

Il en va de même des procédures de désignation … dès lors que les amiénois en sont écartés. A trop marteler que seules les instances nationales sont compétentes pour faire le choix du candidat UDI, les électeurs pourraient même se dire que décidément « le local » compte vraiment très peu et en garder quelque amertume. L’amertume pourrait être d’autant plus grande que le seul élément local que les instances nationales acceptent a priori d’entendre est le résultat des sondages faits auprès des amiénois. Or, il ne fait aucun doute que Brigitte Fouré en ressort comme la personnalité la mieux à même de mener une liste victorieuse. Ce sont les amiénois qui le disent. Il serait donc un comble que le peu de parole qui leur ait été donné ne soit pas écouté !

Quant à la dissociation des fonctions de Maire et de Président, elle peut surprendre ceux qui pensent qu’elle n’est pas inscrite dans le patrimoine d’Amiens … en oubliant qu’elle a été pratiquée de 2002 à 2007. Le fait que le Maire ne soit pas Président de la Métropole ne lui enlève rien de sa prééminence symbolique et réelle: il est choisi par les amiénois. Il sera pleinement le Maire d’Amiens en même temps qu’il sera un Maire très écouté de la Métropole. Des éléments autant techniques que politiques en attestent. Cette dissociation annoncée ne représente en rien un péril et elle atteste d’un respect des électeurs qui voteront en toute connaissance de cause plutôt que d’être mis, après leur vote, devant le fait accompli.

Si l’on veut bien se mettre à parler des bons sujets, il faut désormais parler du projet.

J’ai choisi avec ceux qui m’ont accompagné dans « Amiens, Ville créative » de proposer sept thèmes qui me semblent essentiels:
200570995-001– Une nouvelle façon de faire la Ville
– Une stratégie innovante pour l’emploi
– Une nouvelle dynamique culturelle et éducative
– Manager la transition vers l’écomobilité
– Le Droit à la ville « sociale et solidaire »
– Vivre en ville en bonne santé
– La région est capitale

Ils sont mis au service de l’ensemble de l’opposition: ils doivent être débattus, questionnés, enrichis … pour participer au programme que la liste d’union présentera aux amiénoises et aux amiénois.

Et si, comme l’est la très grande majorité des amiénois, vous êtes intéressés par ces bons sujets et que vous souhaitez apporter votre pierre à l’édifice, je vous invite à nous rejoindre dans l’Union de l’opposition. Le travail est immense, il est exaltant. Rejoignez-nous !

Benoît Mercuzot

Vive l’Union

Depuis la multiplication des candidatures pour mener la liste d’opposition aux prochaines municipales, la crainte de voir la désunion l’emporter était à l »esprit de tous ceux qui veulent l’alternance en 2014.

En prenant l’initiative d’annoncer leur alliance, Brigitte Fouré et Alain Gest dissipent cette crainte.

175503504C’est cela qu’il faut retenir de leur initiative et c’est pour cela que j’ai décidé de m’y associer. C’est pour cela également que je souhaite qu’Olivier Jardé et Hubert de Jenlis nous rejoignent dans cette union.

Bien sûr, certains peuvent être déçus que « leur » candidat n’ait pas la première place. Mais pour faire l’union, chacun doit mettre son amour-propre dans sa poche: chacun des candidats d’abord, et à leur suite, chacun des militants et sympathisants.

Bien sûr, certains ont voulu voir dans cette annonce une « manoeuvre ». Admettons le mot mais donnons-lui sa juste place et les mérites qui lui reviennent:

1- Le seul moyen d’éviter toute « manoeuvre » aurait été d’organiser des primaires ouvertes. J’y étais favorable, Alain Gest également mais pas les candidats centristes. Aucun d’entre eux ne peut donc aujourd’hui se plaindre d’une méthode que leur refus obstiné des primaires a rendu inévitable.
2- C’est une « manoeuvre » qui a au moins le mérite d’être locale. A mes yeux et par ce seul fait, elle vaut encore mieux que toutes les manoeuvres dont les cercles parisiens des partis politiques sont les réceptacles.
3- C’est une « manoeuvre » qui, en posant une situation nouvelle, unit plutôt qu’elle ne divise.

Bien sûr encore, l’union n’a de sens que si elle porte un projet à la hauteur de notre Ville et de notre agglomération. C’est cela désormais qui compte et c’est à cela que nous devons tous exclusivement nous atteler.

Dans cette union, la réflexion que nous avons construite ensemble dans le projet « Amiens, ville créative » est attendue et je ne doute pas qu’elle aura toute sa place. Cette réflexion doit donc se poursuivre avec vous car je souhaite que vous vous engagiez avec moi dans la démarche d’union qui est lancée.

Aussi, et pour échanger de vive voix sur tous ces sujets, je vous invite à un moment convivial qui se déroulera le samedi 14 septembre à partir de 12.00 à la salle des fêtes de Saleux.
Brigitte Fouré et Alain Gest ont d’ores et déjà indiqué qu’ils pourront nous rendre visite. Olivier Jardé et Hubert de Jenlis seront les bienvenus.
Vous pourrez ainsi mesurer par vous-même la qualité de la démarche d’union qui est en route et nous pourrons alors poursuivre notre travail au service de notre Ville.

Benoît Mercuzot

Une rentrée créative…

C’est bientôt la fin de la période estivale et, comme annoncé, “Amiens, Ville Créative” reprend de plus belle avec un seul objectif: la victoire aux municipales de 2014.

88150869Vous trouverez donc dans cette News Letter, les premières lignes de chaque tête de chapitre du projet que nous présentons aux amiénoises et aux amiénois tant pour leur vie quotidienne que pour l’avenir de la Ville.

 

 

– Une nouvelle façon de faire la ville (cliquez ici)

– Une stratégie innovante pour l’emploi (cliquez ici)

– Une nouvelle dynamique culturelle et éducative (cliquez ici)

– Manager la transition pour l’EcoMobilité (cliquez ici)

– Le droit à la ville sociale et solidaire (cliquez ici)

– Vivre en ville et en bonne santé (cliquez ici)

– La region est capitale (cliquez ici)

Il vous appartient de cliquer ça et là pour en savoir plus et il nous appartiendra dans les semaines à venir de détailler les mesures concrètes qui en découlent.

Car la victoire viendra du projet et de la crédibilité de ceux qui le présentent à le mettre en oeuvre, bien plus que des décisions prises ou à prendre au niveau national.

Bonne rentrée…créative

Benoît Mercuzot